livret § 2.2
Chaque PM est étudié à son tour : sa HT varie pendant que les deux autres (PM1 à PM3) servent de référence. On compare les coïncidences qui l'incluent à celles des seuls PM de référence. Pour PM4 : PM1×PM2×PM3×PM4 / PM1×PM2×PM3. Jamais plus de 1350 V.
livret § 3.1
Le même seuil est appliqué à tous les PM allumés. Le seuil conseillé est le milieu du plateau des coïncidences.
livret § 2.3
À la fin de chaque intervalle, chaque compteur est lu puis remis à zéro, comme dans le logiciel Cosmodétecteur. Pour la même durée totale, plus Δt est court, plus il y a de lectures et de coups perdus.
Le programme se déroule seul : on peut laisser l'ordinateur tourner (la nuit par exemple). Laissez la fenêtre du terminal ouverte et désactivez la mise en veille de l'ordinateur.
Déroulement En attente
Boîtier
Réglages conseillés
Ces valeurs sont aussi écrites dans le fichier etalonnage_resultats_… (onglet Fichiers). Reportez-les dans le logiciel Cosmodétecteur pour vos mesures.
Étalonnage des hautes tensions
Principe
À basse tension, le PM étudié rate une partie des muons qui traversent les deux PM de référence : le rapport des coïncidences est faible. Quand la tension augmente, le rapport monte puis atteint un plateau : le PM détecte alors tous les muons qu'il peut voir. Son comptage seul, lui, continue d'augmenter avec le bruit de fond.
Le logiciel ajuste une courbe en S sur les points ; le coude est la tension où elle atteint 95 % du plateau. La tension conseillée est le coude plus une marge (50 V par défaut) : assez haut pour être sur le plateau, sans augmenter inutilement le bruit.
Pour un PM placé au bord de la pile, le plateau est inférieur à 1 : certains muons qui traversent les deux autres PM ne le traversent pas. Seule la position du coude compte pour régler la tension.
Étalonnage des seuils
Principe
Le discriminateur ignore les signaux plus petits que le seuil. Un seuil trop bas laisse passer le bruit (beaucoup de coïncidences en plus) ; un seuil trop haut fait perdre des muons. Entre les deux, le nombre de coïncidences ne dépend presque plus du seuil : c'est le plateau.
Le logiciel cherche la plus longue suite de points compatibles avec une valeur constante (compte tenu de l'incertitude √N de chaque comptage) et conseille le seuil du milieu de ce plateau. Si le plateau continue jusqu'au dernier seuil mesuré, son milieu n'est pas connu : le logiciel conseille alors un seuil situé deux points après le début du plateau.
Temps mort
Principe
À la fin de chaque intervalle Δt, le logiciel lit le compteur puis le remet à zéro. Les coups qui arrivent entre la lecture et la remise à zéro sont perdus : c'est le temps mort τ. Sur une durée totale D découpée en n intervalles, on compte donc N = R × (D − n τ), où R est le taux de comptage.
Le logiciel ajuste cette relation sur l'ensemble des points (moindres carrés pondérés) et en déduit τ. Il mesure aussi directement, avec l'horloge de l'ordinateur, le temps qui sépare la lecture de la remise à zéro.
Avec l'ancien logiciel LabVIEW, τ valait environ 2 à 3 s (livret, figure 2.3). Le logiciel Cosmodétecteur remet chaque compteur à zéro juste après l'avoir lu : son temps mort n'est que de quelques centièmes de seconde, trop petit pour être vu dans les comptages. Le réglage « temps mort ajouté » permet de le rendre visible et de vérifier que la méthode le retrouve.
Fichiers
| Fichier | Date | Taille |
|---|
Fichiers texte avec tabulations (LibreOffice Calc, Excel) : etalonnage_HT_…, etalonnage_seuils_…, temps_mort_… pour les mesures, etalonnage_resultats_… pour le résumé des réglages conseillés.